> > > Les routes et l’environnement

Les routes et l’environnement

L’entretien du réseau routier et l’environnement semblent par nature antinomiques. Pourtant des actions sont menées pour adoucir les pratiques et les techniques d’entretien du réseau départemental.

Depuis 2007 le Département s’est engagé dans des démarches visant à faire évoluer ses pratiques pour mieux respecter l’environnement.

Cette démarche s’est renforcée en 2012 avec la signature d’une convention d’engagement volontaire qui se concrétise par l’utilisation de techniques alternatives et l’évolution des pratiques professionnelles avec des résultats positifs quantifiables.

Le fauchage raisonné

L’entretien des bords de routes fait l’objet d’une attention particulière. Le fauchage raisonné est une méthode alternative qui allie entretien, sécurité des usagers et préservation de la biodiversité.

En quoi cela consiste-t-il ?  

  • relever la hauteur de fauche. Une coupe de 8 à 10 cm permettra une repousse moins rapide qu’avec une herbe fauchée à ras. La réduction du nombre de fauchages implique aussi une réduction de carburant et une durée de vie du matériel plus longue.
  • limiter la largeur de coupe aux bordures des chaussées. Il s’agit de faucher la zone offrant une visibilité optimale aux usagers de la route ; l’herbe non fauchée préserve la faune et la flore.
  • repousser le débroussaillage des fossés et des talus à l’automne afin de faciliter la reproduction des espèces vivant dans ces milieux.

35 zones d’intérêt floristique dans la Vienne

35 zones signalées par les panneaux "Protégeons la flore" bénéficient d’un entretien spécifique afin de préserver la flore présente.

De fausses amies

Renouée du Japon, berce du Caucase, ambroisie, impatience de l’Himalaya… Si leur nom sonne agréablement, ces plantes ne sont pas les bienvenues dans la Vienne. Elles sont envahissantes, ou dangereuses  pour l’environnement ou la santé.

Les agents s’attachent à éviter leur propagation aux bords des routes.

La bouillie de sel

La bouille de sel désigne un mélange de sel en grains et de saumure. Ce mélange est obtenu lors de l’épandage des deux produits déversés simultanément. Il permet d’améliorer l’efficacité de l’action du sel dans la fonte du gel.

Saler moins, saler mieux

Utilisée pour la première fois lors de la période hivernale 2012-2013, la bouillie de sel s’est avérée efficace, avec un épandage de 10 à 20 g par m², contre un épandage de sel de 35 g par m² en moyenne dans le département.

La baisse des quantités est aussi une économie sur la commande annuelle de sel. Cette économie est plus ou moins importante selon les conditions météorologiques hivernales. Un hiver rigoureux et long entraînera une consommation de sel plus importante pour traiter les routes.

L’éco-conduite

Une conduite adaptée permet des économies de carburant et donc des économies de rejets de CO² et des économies pécuniaires. Objectif : réduction de 3% de consommation de carburant.

Les agents sont formés à l’éco-conduite sur véhicules légers et sur poids lourd lors de stages de changements de comportement au volant, aussi utiles dans le cadre professionnel que dans la vie quotidienne de chacun. 

Le sel, à consommer avec modération

La Vienne est située en zone climatique à hiver peu rigoureux. La consommation de sel pour le traitement des routes varie de 2 000 à 3 000 tonnes par année avec épisodes neigeux ou de verglas. A titre de comparaison, la Savoie utilise environ 24 000 tonnes de sel par saison hivernale.

Voir également :

L’évolution des techniques de revêtements

Les enrobés

Diverses méthodes existent pour la réfection d’une chaussée : enrobé à chaud, enrobé tiède ou enrobé à froid. Leur finalité est de diminuer la gêne occasionnée aux usagers de la route, grâce à des techniques de mise en œuvre plus rapide, pour la même durée de vie des chaussées et la même performance.

Les enrobés coulés à chaud sont traditionnellement utilisés pour la réfection des routes. Énergivores, ces techniques ont aujourd’hui des alternatives : les enrobés tièdes, qui réduisent de 25% la consommation de carburant pour leur fabrication, et les enrobés à froid (50% d’économie).

Remplaçant progressivement les enrobés à chaud depuis 2010, les bétons bitumeux tièdes sont aujourd’hui majoritairement utilisés lors des chantiers de réfection ; ils offrent aussi un confort de travail plus supportable pour les équipes de mise en œuvre. Les produits froids sont également utilisés sur les chantiers de reprofilage.

Les enduits

L’ennemi de la route est l’eau qui pénètre à l’intérieur de la chaussée et l’affaiblit, notamment en période hivernale lorsqu’elle gèle et précipite sa dégradation. L’utilisation d’enduit  (voile de liant et de gravillons fins) sur la chaussée l’étanchéifie et la protège. Cette technique réduit le recours au bitume et espace les périodes de réfection. Elle garantit le périmètre des chaussées et redonne une adhérence de surface gage de sécurité. Cependant elle ne corrige pas les déformations de la chaussée.

Les fraisats

Ils sont le résultat du rabotage du revêtement des chaussées usagées. Recyclés et réutilisés sur d’autres chantiers, ils permettent de réduire la consommation de liant (bitume), déjà présent  dans ces matériaux, ainsi que l’apport de granulats des carrières exploitées. Selon les chantiers, le réemploi des fraisats  peut atteindre 25 à 30%.

L’usage de l’une ou l’autre de ces techniques dépend de la qualité des routes traitées : les enrobés sont plutôt utilisés sur les réseaux structurants n°1 et 2 , les plus circulés ; les enduits superficiels sont davantage utilisés sur les réseaux de développement locaux n°1 et 2, sauf études particulières. Ces techniques réduisent également les coûts d’entretien des chaussées.
 

Contact

Direction des Routes

Par tél. : 05 49 62 91 33
Par courriel