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LGV Tours-Bordeaux : La Vienne ne veut pas regarder le train passer

Le 20/05/2015

Le Département et son Président resteront totalement mobilisés afin de poursuivre un objectif : la LGV ne doit pas seulement passer par la Vienne, elle doit aussi la desservir.

Mardi 19 mai, Bruno Belin, Président du Département de la Vienne, Jean-Pierre Abelin, Président de la Communauté d’Agglomération du Pays Châtelleraudais, Conseiller Départemental de la Vienne et Alain Claeys, Président de Grand Poitiers, ont rencontré Jean Auroux, Médiateur de la LGV Tours-Bordeaux, à l’Assemblée Nationale.

Jean Auroux a affirmé, au cours de cette rencontre, sa volonté d’être un « facilitateur » et s’est engagé à renforcer les arrêts à Châtellerault et en ajouter un à la gare du Futuroscope. Il se rendra dans la Vienne dans la 1e quinzaine de juin avant de rendre son rapport fin juin.

Bruno Belin a rappelé au Médiateur de la LGV que la Vienne ne comptait pas laisser passer le train sans agir.
Jusqu’à ce jour, le chantier de la LGV Tours-Bordeaux, dont l’investissement est important pour les contribuables de la Vienne, se fait à son détriment avec un service au rabais, ne correspondant pas au contrat initial : rapprocher le Sud de Paris, agir pour la solidarité des territoires et créer de l’emploi…

En effet, pour la Vienne les déconvenues sont nombreuses : 4 arrêts annoncés au lieu de 5 à Châtellerault, pas de trajet direct jusqu’à Bordeaux et allongement du temps de trajet jusqu’à Paris. Pour Poitiers, 5 arrêts en moins envisagés, quant au Futuroscope, un seul arrêt quotidien planifié (suppression de 3 arrêts supplémentaires inscrits initialement) avec un rallongement de la durée du trajet de 20 minutes !

C’est pourquoi le Département de la Vienne a récemment suspendu sa participation financière au projet lors de sa Commission Permanente du 20 février dernier.

Le Président du Département a également mentionné au Médiateur que la copie actuelle ne correspondait en rien à la volonté initiale d’irriguer le territoire, notamment à travers la nouvelle région et de fluidifier ainsi le développement des territoires et le développement économique.

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  • Le dossier d’EUP était truffé «d’erreurs». La diminution des dessertes en est un exemple. En 2011 l’Etat et RFF s’engageaient (convention) sur des niveaux de desserte des gares intermédiaires. Engagement pas tenu. Cet accord prévoie un comité de suivi. A-t-il eu lieu ? Non. Engagement pas tenu. Le Préfet s’était engagé sur le droit au départ pour les riverains, soutenus par le Conseil Dpt. Il ne faut pas croire que cet engagement passera AUSSI à la trappe. Comité TGV Réaction Citoyenne
    15/06/2015 16:04 par Comite TGV Réaction Citoyenne